Les études réalisées dans le cadre d'un projet éolien

Paysage patrimoine monument impact paysage

Les études paysagères

L'étude paysagère a un rôle central dans l'étude d'impact des parcs éoliens. L'idée étant de faire du projet éolien un véritable projet de paysage. Pour ce faire, une analyse à différentes échelles est réalisée en prenant en compte d'une part le patrimoine existant mais également les axes de communication, le relief, etc. Des photomontages de différentes variantes d'implantation seront réalisés, afin d'opter pour la meilleure intégration possible.

Les études environnementales

Une fois les études préliminaires réalisées, une étude spécifique externe permet de comprendre le fonctionnement écologique du site. L’étude écologique respecte une méthodologie définie dans le guide de l'étude d'impact. Ainsi, de nombreuses sorties sont réalisées au cours d'un cycle biologique complet concernant l’ensemble des espèces faune-flore. Néanmoins, une attention particulière est portée aux espèces volantes (avifaune et chiroptères), potentiellement sensibles dans le cadre d’un projet éolien. Il est à noter que les lignes électriques haute et moyenne tension représentent la principale cause de mortalité des oiseaux contrairement au taux de mortalité pour un parc éolien qui est très faible.

Une fois les études écologiques terminées, les zones les plus « sensibles » sont évitées pour l'installation d'éoliennes. Toutefois, selon les spécificités du secteur et selon la présence d’éléments structuraux (haies) pouvant favoriser la présence d’oiseaux ou de chiroptères, des mesures spécifiques peuvent être prises pour réduire et compenser les impacts. Par exemple, en empêchant les éoliennes de fonctionner lorsqu'une activité importante de chauves-souris est possible (bridage des éoliennes).

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Les études accoustiques

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La France est le pays où la réglementation sonore des éoliennes est la plus stricte. Depuis l’arrêté du 26 août 2011, les éoliennes sont soumises à la législation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).
Cette législation s’appuie sur un « indicateur d’émergence » qui impose au parc de ne pas générer d'augmentation du niveau de bruit supérieur à 5 décibels le jour et 3 décibels la nuit. 

Dans le cadre de l’étude d'impact, une étude acoustique très précise est réalisée avant la construction du parc.
Cette étude se base sur une campagne de mesure des niveaux de bruits résiduels (bruit avant projet) réalisée sur une période allant de 2 à 4 semaines au niveau des habitations les plus proches des éoliennes prévues. 
Puis une modélisation est réalisée afin de calculer la contribution sonore du projet (éoliennes en fonctionnement) et de valider la conformité du parc avec les textes de lois en vigueur.
Les services de l’Etat valident ces calculs avant de donner les autorisations.

Une fois le parc éolien construit, une seconde étude acoustique est réalisée afin de comparer les valeurs prévisionnelles et les valeurs réelles.  
Si le parc n’est pas conforme aux normes en vigueur, un plan de bridage des éoliennes ayant pour effet la réduction de la puissance des éoliennes est mis en place afin de réduire les émergences sonores.     
 

A une distance de 500 mètres, le volume sonore d’une éolienne en fonctionnement s’élève, à l’extérieur d’une habitation, à 35 décibels, soit l’équivalent d’une conversation chuchotée, tandis que le niveau gênant de bruit se situe autour de 60 décibels et les premiers risques pour la santé autour de 90 décibels.

L'étude de sol

L’étude de sol est réalisée après autorisation du projet éolien.  Il s’agit d’une étude géotechnique de conception en phase avant projet (la mission est normalisée). Dans un premier temps, la mission consiste à recueillir et analyser les données disponibles sur le site (étude documentaire). Puis dans un second temps, de réaliser des investigations géotechniques spécifiques adaptées au site et au projet :

  • plusieurs sondages sont effectués

  • prélèvement d’échantillons pour l’analyse du sol

Suite à ces résultats, un inventaire des risques connus ou prévisibles est réalisé. Le rapport final est ensuite composé de la définition et de la comparaison des solutions envisageables, pour les ouvrages géotechniques (terrassements, fondations...) et de la proposition d’éventuelles mesures préventives pour la réduction des risques géotechniques identifiés.

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L'étude d'accès

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Le réseau routier local, départemental ou national est utilisé par les convois exceptionnels pour acheminer les éléments des éoliennes sur le site d’implantation. L’accès au site peut se faire par les axes desservant toute la région. Il existe souvent plusieurs variantes d’accès. A quelques endroits, des virages devront être aménagés afin de permettre le passage des convois exceptionnels.
Une étude détaillée est réalisée avant le montage des éoliennes afin de valider définitivement la solution d’accès proposée et de préciser les aménagements et accords requis comme le démontage provisoire de pancartes ou autres lorsque cela s’avère nécessaire.

L'étude de raccordement

Après obtention du permis de construire,  une autorisation de raccordement au réseau électrique est demandée. Les travaux de raccordement peuvent durer de 6 mois à 1 an. Cette période d’attente est utilisée pour préparer le chantier. Enfin, la construction du parc éolien peut commencer. 

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